La Covid et la vente à réméré

Les vautours aux poches pleines se frotteraient-ils les mains en investissant en réméré en période de crise sanitaire et en attendant les bonnes affaires aux dépens de personnes physiques ou morales en difficulté? C’est une image qui pourraient être donné sur les forum ou par des vendeurs ou acquéreurs avec faculté de rachat qui ont éprouvé des difficultés.

Que se passe-t-il vraiment dans la modeste boutique de Solvere Finance qui n’est en rien représentatif d’un marché du réméré, mais qui avec prudence et éthique essaye de conseiller au mieux les clients et investisseurs frappant à sa porte ?

Du côté vendeur ou débiteur, aucune personne ne s’est encore présentée disant qu’elle était dans une situation financière difficile à cause de la Covid. Il est trop tôt et nous ne pouvons que saluer le gouvernement d’avoir mis en place un filet de sécurité suffisamment fort pour éviter un recours à une vente à réméré en moins de 6 mois.

En revanche, du côté acheteur les comportements ont déjà changé pour certains. La vente à réméré dépend de deux critères: le marché immobilier et le marché du financement immobilier. Ce sont ces deux critères qui permettent aux vendeurs d’exercer leur faculté de rachat: vendre leur bien pour exercer leur faculté de rachat et le revendre plus cher qu’il ne l’ont acheté, sinon ça n’a aucun intérêt économique ou trouver un financement bancaire pour exercer leur faculté de rachat. Si un doute s’instaure sur la faisabilité de l’exercice de la faculté de rachat, la demande pour acquérir des biens avec faculté de rachat ralentit ou s’arrête.

Or le doute plane et la confusion se diffuse sur le marché immobilier. A part un bel écran de fumée pour éviter toute panique immobilière, c’est bien ce que nous voyons en ce moment. Les parisiens se réfugient à la campagne en masse: un ou deux font la couverture d’hebdo nationaux mais quid des 1 999 998 autres ? Les investisseurs resserrent leurs contraintes sur des secteurs géographiques qu’ils connaissent particulièrement bien ou sur les grands agglomérations qui ont encore l’air de rester des valeurs sures. La faculté des banques à prêter restent encore une grande incertitude. Seul le financement de l’exercice de faculté de rachat de réméré permettra de rassurer les acheteurs. On sais d’ores et déjà, qu’il faut oublier les financement à 110% sur 25 ans. Cette pratique ne se fait plus depuis 2020. Certains viendront me voir qu’ils ont réussi et je les féliciterai, mais jamais je ne conseillerai, ni ne rassurerai un client vendeur en réméré qu’il pourra racheter son bien dans ces circonstances. C’est du jamais vu. Les critères des banques se sont resserrés. Se ressereront-ils davantage ? Ce changement aura nécessairement un impact sur le marché immobilier et de facto la vente à réméré. Personne n’est en mesure de le prédire.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.